Les 5 essentiels : la fraternité

En décidant de participer au parcours « En chemin vers l’Essentiel » à l’automne dernier, je ne savais pas à quel point je m’embarquais dans un parcours qui allait me faire autant de bien. Ce parcours est un moment de réflexion, d’intériorisation et bien sûr de cheminement dans la Foi. Les lectures nous amènent plus loin dans notre compréhension et dans notre façon d’intégrer chacun des 5 essentiels dans nos vies. Les partages en binômes nous permettent d’échanger et de continuer de nous faire avancer. Par la suite, les rencontres en groupes sont vivifiantes et inspirantes. Je sors toujours de ces rencontres le cœur rempli d’espérance. Ce parcours m’a permis de rencontrer des personnes merveilleuses et inspirantes.

Le 2e essentiel est celui de la fraternité. Dans cet essentiel, nous sommes amenés à nous questionner sur la façon d’appartenir à la famille de Dieu et comment nous devons agir en tant que membre de cette belle et grande famille. Comment pouvons-nous améliorer nos relations pour les prioriser ? Comment pouvons-nous prendre soin de nos relations avec les autres ? Nous sommes appelés à communier de façon fraternelle avec bienveillance, authenticité, réciprocité, compassion, miséricorde, franchise, humilité, amabilité, confidentialité et régularité. Nous avions également des lectures sur la restauration des relations brisées et la résolution de conflits. Toutes ces lectures nous aident à mettre en perspective nos relations avec les autres et nous donnent le goût de nous améliorer afin de vivre dans la fraternité dans cette grande famille de Dieu.

Texte de Kathy Audet

 

Invitation à une rencontre-causerie dans l’esprit du Carême

Ce mercredi, 22 février, débute le temps du Carême qui aura pour thème Vivre ensemble, la marche vers Pâques ! Le Carême est un temps de marche, mais aussi un moment dans l’année pour réfléchir sur notre misère et celle des autres. C’est également le temps de confier nos frères et nos sœurs à l’amour de Dieu. C’est dans cet esprit que vous êtes invités à une causerie présentée par M. Mario Bard, responsable de l’information pour Aide à l’Église en Détresse (AED) au Canada. M. Bard nous entretiendra à propos de la persécution que vivent de nombreux chrétiens et musulmans, dans des régions riches en ressources naturelles de l’Afrique de l’Ouest. Ces rencontres se tiendront le jeudi 9 mars, à 19 h, à l’église de Saint-Malachie et le vendredi 10 mars, à 19 h, à l’église de Saint-Anselme.  Entrée libre !

(Texte de présentation du sujet par M. Mario Bard)  Dire que l’Afrique de l’Ouest est sous attaque est-il exagéré ? En tous les cas, le terrorisme qui sévit de manière continue – depuis plus de 20 ans dans certains pays – y est en constante augmentation. Et la terreur touche directement les communautés chrétiennes, les groupes terroristes se réclamant d’un islam fondamentaliste extrême. Un phénomène qui touche également des majorités musulmanes, soupçonnées de ne pas être assez musulmanes… Pourtant, l’aspect religieux n’est pas la seule motivation de ces groupes. Loin d’être marginal, l’aspect économique joue très certainement un rôle majeur dans ces violences. En effet, les territoires attaqués sont riches en ressources naturelles. Hasard ou bien instrumentalisation de la religion à des fins économiques ? Aide à l’Église en Détresse (AED) est une œuvre pontificale de charité dont la mission est de soutenir les fidèles persécutés, opprimés ou dans le besoin, partout où ils se trouvent, grâce à l’information, la prière et l’action. Sa mission principale est de soutenir les projets pastoraux de formation, de construction, de subsistance, etc. – mais l’AED fait aussi du soutien d’urgence, l’un des exemples les plus récents étant l’aide en Ukraine. En moyenne chaque année, plus de 6 000 projets sont soutenus dans plus de 140 pays.

 

L’héritage du pape Benoît XVI

Commençons par un résumé de la vie du pape Benoît XVI, né en Allemagne en 1927. Il fut un expert en théologie lors du Concile Vatican II (1962-1965) et il a occupé divers postes de professeur à Munich, Bonn, Münster et Ratisbonne (1957-1977). Il fut archevêque de Munich (1977-1981), cardinal, puis préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (1981-2005). Finalement, le pape Benoît XVI devint pape en 2005 puis, pape émérite, après sa retraite en février 2013, jusqu’à sa mort le 31 décembre 2022.

À l’occasion du décès du pape émérite, Mgr Raymond Poisson, évêque de St-Jérôme-Mont-Laurier et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, a exprimé ceci : « Benoît XVI laisse derrière lui un grand héritage d’enseignement qui continuera de nous inspirer, tant par les trois encycliques qu’il a rédigées, que par les nombreux discours publics qu’il a prononcés à travers le monde en tant que Souverain Pontife ». On peut lire que ses œuvres se composent de seize volumes et couvrent pratiquement tous les aspects de la théologie et de la vie de l’Église. L’œuvre de Benoît XVI exerce une importance et une influence sur la vie de l’Église et sur la vie de nombreux croyants.

Ce pape a rempli des fonctions importantes durant sa vie, mais il est pourtant resté humble. Sa démission de sa fonction pétrinienne en est le signe. Par ce geste, il a témoigné de son désir de servir l’Église et Jésus, sans s’imposer ou même nuire à cette grande mission. L’amour est un sujet central de son enseignement et de ses œuvres. En tant que pape, son premier encyclique, paru en 2005, avait pour titre Deus Caritas (Dieu est amour). On rapporte d’ailleurs, qu’avant de mourir ses derniers mots ont été : « Je t’aime Jésus ».

 

 

L’unité pour témoigner !

Il y a quelques mois, le pape François nous rappelait que « l’œcuménisme dans l’Église n’est pas une chose facultative ou décorative, mais une attitude essentielle ». L’œcuménisme est un chemin pour qu’advienne l’unité entre les chrétiens, divisés en diverses confessions (catholiques, anglicans, protestants…) Tous nous partageons la même FOI en un Dieu-Trine (Père, Fils et Saint-Esprit), c’est pourquoi M. le cardinal Lacroix nous invite à adapter nos célébrations dominicales de ce troisième dimanche du Temps ordinaire en proposant des textes liturgiques différents pour débuter notre Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.  Ainsi, disait-il, nous pourrons nous unir de manière toute particulière à la prière de Jésus à son Père : « Que tous soient un, [ … ] pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jn 17, 21)

L’UNITÉ, c’est le but que nous devons atteindre entre chrétiens de toutes confessions. Et il me semble que nous avons une belle occasion de débuter cette unité entre nous avec les projets intercommunautaires que nous sommes invités à vivre de plus en plus. Quel beau témoignage de voir ensemble deux ou trois communautés (villages ou villes) travailler pour un même événement ! Nous pourrions croire que c’est parce que nous n’avons pas le choix, que le manque de relève et de personnes impliquées nous oblige à nous regrouper et à faire autrement. Et si c’était Dieu qui nous donnait une occasion formidable de mieux nous connaître, d’ouvrir notre cœur et nos mains pour bâtir la fraternité, l’unité. En cette semaine de l’unité des chrétiens, unissons notre prière à la grande prière d’unité de Jésus. Prions aussi pour qu’en vivant des projets intercommunautaires cette année, nous accueillons les grâces d’unité dont Dieu veut nous combler.

Josseline Laverdière